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Annuaire des entreprises par secteur d'activité

Dans quelle direction évoluent les secteurs économiques en France ?

La France voit son rôle de leader dans l'économie mondiale menacé. Elle doit évoluer dans ses pratiques comme dans le développement de certains secteurs d'activité pour reconquérir les parts de marché perdues. Les pôles de compétitivité de notre décennie s'appuieront sur des compétences nouvelles. Mais le cadre français, avec ses défauts comme ses qualités, sera-t-il à la hauteur ?

Les points clés de l'histoire de l'économie française

En moins d'un siècle, l'économie française a connu un parcours constitué de nombreux à-coups. En 1945, après la Seconde Guerre mondiale, les entreprises sont au plus bas. Ce qui pouvait sembler logique : tout était à reconstruire, les vies comme les sociétés. Les premières nationalisations, en partie financées par l'aide américaine, avaient pour but d'insuffler la dynamique qui manquait alors aux dirigeants. Ils avaient besoin de soutien, pour se remettre en marche, et certains secteurs ont été privilégiés : l'économie, par les banques, l'énergie et le transport.
Ce fut un âge d'or : grâce à ces investissements, les équipements ont été modernisés et la productivité a augmenté. Ce qui améliorait la situation de quelques-uns semblait pouvoir profiter à tous : la libéralisation des échanges en Europe et dans le monde a permis aux entreprises de s'internationaliser, les conditions de vie des agriculteurs ont été transformées par la PAC (Politique Agricole Commune), les grandes surfaces se sont multipliées...
Mais cette époque ne pouvait durer qu'un temps. Une inflation persistante, l'augmentation des importations, une dépendance énergétique liée au pétrole et la hausse des charges sociales ont impacté l'économie française pour de nombreuses années. Le prix s'en paye encore aujourd'hui : la politique dite "de rigueur" a été instaurée dès 1983 !
La France se maintient pourtant de justesse dans le top 5 des puissances économiques mondiales (elle avait quitté le podium en 2014 pour céder sa place au Royaume-Uni mais est parvenue à le récupérer depuis). Peut-être parce que certains secteurs s'adaptent mieux que d'autres ?

Quels sont les principaux secteurs d'activité en France ?

Le partage entre le nombre d'entreprises et leur participation à l'économie laisse parfois apparaître certaines surprises.
Les agriculteurs français représentent un quart de la puissance agricole de l'Union européenne... tout en employant moins de 3 % de la population et en ne comptant que pour 1,7 % du PIB du pays. Ce marché reste d'ailleurs déficitaire et largement dépendant des subventions européennes. Les grandes fermes de production, longtemps plébiscitées, ne s'avèrent pas aussi rentables que leurs propriétaires l'espéraient et nombre d'entre eux rencontrent d'importantes difficultés financières. Les micro-fermes s'avèreraient finalement plus rentables...
Du côté de l'industrie manufacturière, les secteurs les plus représentés dans l'Hexagone sont les télécommunications, l'électronique, l'automobile, l'aérospatiale et les armes. Le pays fait cependant face à de nombreuses délocalisations et fermetures : la part de l'industrie manufacturière dans le PIB continue à reculer chaque année. C'est d'ailleurs le cas dans toute l'Europe, sauf en Allemagne, où elle reste stable.
Le secteur tertiaire demeure le plus important, puisqu'il représente près de 80 % du PIB du pays et emploie plus de 75 % de la population active. D'après les tableaux de l'économie française, publiés chaque année par l'Insee, la plupart des postes occupés le sont dans l'administration, l'enseignement, la santé, le social et le commerce.

Les atouts et les freins du marché français

Les créateurs et entrepreneurs français ne font pas face aux mêmes difficultés selon leur secteur d'activité. Certaines branches sont en effet plus facilement compétitives que d'autres : on a pu assister ces dernières années à l'essor de l'économie collaborative, à l'impact du tourisme ou au développement (encore modéré) de la green economy.
D'une manière générale sont saluées en France ; la qualité de la chaîne logistique, les réseaux de transport, les aides financières possibles (par l'État, mais aussi par les banques) ou la stabilité de l'euro (autant de points importants notamment pour l'exportation, et repris dans une étude de Kantar Public pour Business France).
Par contre, la fiscalité et les démarches administratives lourdes constituent toujours un frein pour de nombreuses entreprises, qui peinent à se développer face à ces incontournables ou qui doivent se faire accompagner pour mieux les comprendre. Le coût du travail, comme son code, sont aussi régulièrement remis en question. Trop contraignant ou pas assez ? Les positions sont loin d'être tranchées sur le sujet...
De nombreuses mesures sont prises par le gouvernement pour simplifier la vie des entrepreneurs, comme le préconise un rapport disponible sur le site du ministre de l'Économie, de l'Industrie et du numérique. Néanmoins, depuis quelques années déjà, ces démarches visent principalement les entrepreneurs individuels, les TPE et les PME. La demande est forte de la part des plus grosses sociétés pour être également accompagnées dans leur développement, au risque de les voir continuer à s'expatrier.

Et demain, quels seront les secteurs porteurs ?

L'économie est loin d'être une donnée stable. Les spécialistes dans ce domaine ne tirent d'ailleurs pas tous des conclusions identiques sur les faits présentés, comme le démontrent Thierry Mayer et Étienne Wasmer.
Des tendances se dessinent néanmoins et permettent d'anticiper quelques développements pour les années à venir. Ainsi, d'après une étude de la Direction générale des Entreprises, près de 300 plateformes numériques d'économie collaborative opèrent aujourd'hui sur le territoire français. Et ce marché pourrait être multiplié jusqu'à 20 fois sur les dix prochaines années... Voilà de quoi laisser une belle marge de manoeuvre aux créateurs !
Des investissements sont aussi prévus dans les secteurs des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique et de l'économie circulaire.
Mais l'industrie ne restera pas nécessairement à la traîne : la fabrication additive, notamment via l'impression 3D, qui concerne aussi bien l'aéronautique, l'automobile, le médical, le bâtiment, l'énergie ou l'emballage possède un fort potentiel de développement. Les prospectives sont plutôt optimistes, à condition de viser le moyen à long terme.


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