LISTE DES ACTIVITES DU SECTEUR SANTE SOCIAL

LISTE DES ACTIVITES DU SECTEUR SANTE SOCIAL


Publiques comme privées, les entités économiques qui constituent le secteur professionnel de la santé humaine et de l’action sociale s’orientent vers un accompagnement des populations visant l’amélioration de leur situation.

secteur Santé et social

LE SECTEUR SANTE SOCIAL

8610Z - Activités hospitalières
8622A - Activités de radiodiagnostic et de radiothérapie
8622C - Autres activités des médecins spécialistes
8690A - Ambulances
8690C - Centres de collecte et banques d'organes
8690E - Activités des professionnels de la rééducation, de l'appareillage et des pédicures-podologues
8710A - Hébergement médicalisé pour personnes âgées
8710C - Hébergement médicalisé pour adultes handicapés et autre hébergement médicalisé
8720B - Hébergement social pour toxicomanes
8730B - Hébergement social pour handicapés physiques
8790B - Hébergement social pour adultes et familles en difficultés et autre hébergement social
8810B - Accueil ou accompagnement sans hébergement d'adultes handicapés ou de personnes âgées
8891A - Accueil de jeunes enfants
8899A - Autre accueil ou accompagnement sans hébergement d'enfants et d'adolescents

8621Z - Activité des médecins généralistes
8622B - Activités chirurgicales
8623Z - Pratique dentaire
8690B - Laboratoires d'analyses médicales
8690D - Activités des infirmiers et des sages-femmes
8690F - Activités de santé humaine non classées ailleurs
8710B - Hébergement médicalisé pour enfants handicapés
8720A - Hébergement social pour handicapés mentaux et malades mentaux
8730A - Hébergement social pour personnes âgées
8790A - Hébergement social pour enfants en difficultés
8810A - Aide à domicile
8810C - Aide par le travail
8891B - Accueil ou accompagnement sans hébergement d'enfants handicapés
8899B - Action sociale sans hébergement n.c.a.

Des secteurs au service des populations

Tel qu’il a été défini par l’INSEE, le secteur économique de la santé humaine et de l’action sociale comprend les soins (dans un établissement hospitalier ou dans d’autres types de structures), l’action sociale qu’elle soit ou non médicalisée et l’hébergement médico-social à composante sanitaire. Cet univers professionnel très diversifié présente une pluralité d’activités et de métiers. Il se décline en deux grandes familles sectorielles. La première porte sur les segments du médical et du paramédical. Elle est portée par des professionnels de santé qui peuvent exercer leurs fonctions en tant que salariés ou en libéral. Le deuxième groupe d’activités concerne le secteur social et médico-social. Cette branche se tourne vers des publics ciblés, comme les handicapés, les personnes en difficulté, les personnes âgées ou encore la petite enfance. Sa mission est orientée sur l’accompagnement de ces populations vers une amélioration de la qualité de leur environnement personnel, éducatif et social.

Le phénomène global de vieillissement qui touche la population française entraine des besoins croissants dans le domaine de la santé humaine et de l’action sociale, notamment en termes de soins et d’accompagnement de la dépendance. Il s’agit donc d’une branche en pleine expansion, toujours en recherche de personnel. Les profils d’infirmiers, d’aides-soignants ou d’aides à domicile sont par exemple très recherchés pour faire face au maintien à domicile des personnes âgées et au développement de la médecine ambulatoire.

Les professionnels de santé

Selon les chiffres publiés par l’INSEE pour l’année 2014, la France compte 1 175 000 professionnels de santé. 355 000 d’entre eux appartiennent aux professions médicales et pharmaceutiques et 820 000 sont des auxiliaires médicaux comme les infirmières ou les opticiens. Les différents acteurs de cet univers peuvent exercer leurs fonctions dans un établissement de santé public ou privé (hôpital, centre médico-social, cabinet de ville…), dans des réseaux pluridisciplinaires en coordination avec des services sociaux ou dans des structures de prévention. Le système de santé français est financé principalement par le régime général d’assurance maladie.

La moyenne d’âge relativement élevée de ces professionnels de santé (49 ans pour les femmes et 53 ans pour les hommes) laisse à penser qu’une importante vague de départs à la retraite est à prévoir dans les prochaines années. Les difficultés de remplacement que connait ce secteur sont particulièrement critiques dans certaines zones peu attractives, ce qui crée un phénomène de désertification médicale dans les espaces ruraux ou défavorisés. Cette inégalité territoriale, mais aussi l’évolution des mentalités chez ces professionnels qui ne considèrent plus leur métier comme un sacerdoce et qui souhaitent bénéficier d’un contexte économique plus avantageux, entrainent d’importantes disparités dans l’offre de soins.  Ainsi, la densité de médecins généralistes pour 100 000 habitants est de 215,7 en Ile-de-France alors qu’elle n’est que de 114 dans la région picarde par exemple.

L’Etat et les départements au service de l’action sociale

Les politiques successives de décentralisation ont progressivement transféré de l’Etat aux départements de très nombreux segments de l’action sociale française. En effet, les lois de 1983, puis de 2003 / 2004, ont conféré aux départements des ressources financières et humaines leur permettant de prendre en charge de nouvelles attributions. Ces collectivités locales sont désormais des acteurs de premier plan dans l’aide aux personnes âgées, à l’enfance et aux personnes handicapées, ainsi que dans la lutte contre l’exclusion et la pauvreté. En 2013, les départements ont ainsi effectué 33,9 milliards d’euros de dépenses nettes dans l’action sociale vers 3,5 millions de bénéficiaires (source DILA - Direction de l’Information Légale et Administrative).

Malgré ce transfert de compétences, l’Etat conserve un certain nombre de champs d’intervention, parmi lesquels on retrouve l’aide sociale aux personnes sans domicile fixe, la gestion de centres d’hébergement, les minima sociaux ainsi que le contrôle, la planification et la tarification des CAT (Centres d’Aide par le Travail). L’Etat conserve également ses prérogatives sur les prestations de Sécurité Sociale, le contrôle, la tarification et la planification des structures médico-sociales financées par la Caisse d’Assurance Maladie, comme par exemple les maisons d’accueil spécialisées pour adultes handicapés (MAS).

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